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Immobilier francilien : les ventes ont progressé de 5 % entre mai et juillet 2026


Le marché immobilier ancien francilien a enregistré, entre mai et juillet 2026, 36 810 transactions, soit 5 % de plus qu’un an auparavant, selon les Notaires du Grand Paris. Cette reprise profite à tous les territoires, sans provoquer de remontée des prix.

Pour les appartements, le prix moyen s’établit à 6 150 euros/m² en Île-de-France. - © Ikory
Pour les appartements, le prix moyen s’établit à 6 150 euros/m² en Île-de-France. - © Ikory

Le marché immobilier francilien confirme son regain d’activité. Entre mai et juillet 2026, 36 810 logements anciens ont été vendus en Île-de-France, soit une progression de 5 % par rapport à la même période de 2025, selon les derniers chiffres publiés par les Notaires du Grand Paris.

Plus significatif encore, le volume de transactions dépasse désormais de 16 % celui enregistré en 2024, année durant laquelle l’activité avait été fortement ralentie.

La reprise profite davantage au collectif. 26 170 appartements anciens ont changé de mains, soit 6 % de plus sur un an, tandis que 10 640 maisons ont été vendues, en hausse de 3 %. La dynamique concerne l’ensemble de la région : Paris totalise 8 260 ventes de logements anciens (+4 %), la Petite Couronne 12 830 (+6 %) et la Grande Couronne 15 720 (+4 %). Communiqué mensuel_2026-07-1

Les écarts restent importants entre départements. Toutes catégories de logements confondues, la progression annuelle des ventes s’échelonne de seulement 1 % dans l’Essonne à 11 % dans le Val-de-Marne.

Sur le seul segment des appartements, ce dernier affiche une hausse de 14 %. À l’inverse, l’Essonne recule de 1 %. Pour les maisons, la Petite Couronne (+7 %) se montre plus dynamique que la Grande Couronne (+2 %), avec une progression qui atteint 10 % dans les Hauts-de-Seine.

Les prix ne repartent pas à la hausse

Cette amélioration de l’activité ne s’accompagne toujours pas d’un rebond des prix. À fin juillet 2026, les logements anciens franciliens affichent des valeurs quasiment identiques à celles observées un an auparavant, avec un recul limité à 0,6 %.

Pour les appartements, le prix moyen s’établit à 6 150 euros/m² en Île-de-France, en baisse de 0,4 % sur un an.

À Paris, il atteint 9 550 euros/m², soit un repli de 0,5 %. En Petite Couronne, le prix moyen ressort à 4 940 euros/m².

Les Hauts-de-Seine restent de loin le département le plus cher de la périphérie parisienne, à 6 000 euros/m², devant le Val-de-Marne (4 740 euros/m²) et la Seine-Saint-Denis (3 730 euros/m²). En Grande Couronne, la moyenne tombe à 3 210 euros/m².

L’ajustement reste un peu plus marqué pour les maisons. Leur prix moyen ressort à 321 900 euros en Île-de-France, en baisse de 1,2 % sur un an. Là encore, tous les départements sont concernés. Le recul varie de 0,7 % dans les Hauts-de-Seine à 1,6 % en Seine-et-Marne.

Les écarts de prix demeurent considérables : une maison se négocie en moyenne 622 900 euros dans les Hauts-de-Seine, contre 252 300 euros en Seine-et-Marne.

Une stabilisation attendue jusqu’à l’automne

Les indicateurs avancés issus des avant-contrats ne laissent pas entrevoir de changement de tendance majeur. En octobre, les appartements parisiens devraient atteindre 9 600 euros/m², soit encore une baisse de 0,5 % sur un an.

À l’échelle francilienne, les prix des appartements resteraient également proches de l’équilibre. Pour les maisons, les Notaires anticipent une hausse de 1,1 % sur trois mois, mais toujours un recul de 1 % sur un an.