Le Top 3 des régions où les prix sont le moins négociés


Par Aurélie Tachot | le jeudi 22 novembre 2018 | Portails de petites annonces
Le Top 3 des régions où les prix sont le moins négociés

Du fait du ralentissement de la hausse des prix affichés et de la fragilité de la demande, qui conduit les vendeurs à revoir leurs prétentions à la baisse, les marges de négociation sont en chute libre. Tous logements confondus, la ristourne concédée par les vendeurs s’élève à 4,1 % du prix de vente affiché, d’après le baromètre LPI-SeLoger.

Une marge d’1,3 % en Midi-Pyrénées

En Midi-Pyrénées, les marges de négociation sont à un niveau plancher. En octobre, les baisses de prix que pouvaient obtenir les acheteurs étaient de 1,3 % du prix affiché pour l’achat d’un appartement et de 3,3 % pour l’achat d’une maison. Elles étaient respectivement de 2,3 % et de 3,4 % en septembre dernier, selon LPI-SeLoger. La solvabilité de la demande des Français dans cette région explique cette perte de vitesse. En dépit de taux d’intérêt toujours aussi attractifs, les acquéreurs pâtissent de la forte hausse qu’ont connu les prix des logements ces derniers mois. La préfecture de la région – Toulouse – affiche désormais un prix au m2 signé de 3207 euros pour les appartements anciens. Soit une augmentation d’environ 1 % enregistrée sur les trois derniers mois.

En Aquitaine, la négociation frôle les 2 %

En Aquitaine, les marges de négociation sont à peine plus élevées : 1,9 % du prix affiché pour l’achat d’un appartement et 3,6 % pour l’achat d’une maison, d’après LPI-SeLoger. Porté par la ville de Bordeaux, où les prix ont grimpé de 25 % en cinq ans selon MeilleursAgents, la région Aquitaine voit donc ses marges de négociation se réduire. Mais plus pour longtemps. Depuis quelques semaines, les marges de négociation font leur réapparition. Les ventes au prix se font de plus en plus rares, y compris dans les villes de la première couronne. D’après la Chambre des notaires de la Gironde, les prix augmentent encore de 5,6 % pour les maisons et reculent de 1,5 % pour les appartements. Des pourcentages bien éloignés des hausses à deux chiffres auxquelles le marché s’était habitué.

Les appartements se négocient peu en Auvergne

En Auvergne, les marges de négociation des maisons font de la résistance : elles sont estimées à environ 7 % du prix affiché. C’est 2,4 points de plus que la moyenne nationale (4,6 %). Contrairement aux maisons, les appartements voient leurs prix baisser de seulement 2,2 % au moment des échanges entre les vendeurs et les acheteurs en Auvergne. Concernant les maisons, la demande reste fragile. "Les vendeurs révisent leurs ambitions pour réaliser la vente, au risque d’un accroissement des délais de vente ou de la perte des acheteurs", décrypte Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger. En un an, les prix signés des appartements dans l’ancien de Clermont-Ferrand ont grimpé de 4,3 % pour s’établir à 2199 euros le m2.

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