Les contacts sur les annonces en chute de 22 % au troisième trimestre 2026, selon Bien’ici
Selon l’Observatoire Bien’ici du troisième trimestre 2026, les contacts sur les annonces de biens à vendre reculent de 22 % sur un an, alors que l’offre progresse de 4 %. Les prix restent globalement stables. Ce décrochage de la demande interroge sur la poursuite de la reprise du marché.
Le signal est préoccupant pour les professionnels de l’immobilier. Au troisième trimestre 2026, le nombre de contacts sur les annonces de biens à vendre diffusées sur Bien’ici a chuté de 22 % par rapport à la même période de 2025.
La demande retrouve ainsi un niveau comparable à celui de 2023 et 2024, deux années marquées par l’attentisme des acquéreurs.
C’est l’un des principaux enseignements de l’Observatoire immobilier publié en octobre 2026 par Bien’ici, qui s’appuie sur plus d’un million d’annonces diffusées sur son portail.
Une offre en hausse de 4 %
Cette contraction de la demande intervient alors que le stock de biens proposés à la vente augmente de 4 % sur un an. Une progression principalement portée par les appartements.
Conséquence : la tension du marché, qui mesure le rapport entre les contacts et les annonces, recule de 25 % à l’échelle nationale. Le ralentissement concerne la quasi-totalité des régions.
Les délais de diffusion s’allongent également. Une annonce reste en ligne 82 jours en moyenne, soit un jour de plus qu’au troisième trimestre 2025 et sept jours supplémentaires par rapport au printemps 2026.
Les disparités régionales restent importantes. En Île-de-France, la durée moyenne de diffusion atteint 59 jours, contre 111 jours en Corse, 97 jours en Centre-Val de Loire et 94 jours dans les Pays de la Loire.
Des prix qui résistent
Malgré le recul de la demande, les prix affichés évoluent peu. Ils progressent de 1 % en moyenne nationale sur un an. Dans le détail, les appartements gagnent 0,7 %, à 4 771 €/m², tandis que les maisons reculent de 1 %, à 2 761 €/m².
À Paris, le prix moyen affiché des appartements atteint 11 434 €/m² (+0,5 %). Il s’établit à 5 268 €/m² en Île-de-France hors Paris (+2 %) et à 4 100 €/m² dans les zones urbaines de province (-1,2 %).
Les écarts se creusent entre les villes. Neuilly-sur-Seine, Paris et Levallois-Perret restent les trois communes les plus chères de France, avec des prix moyens supérieurs à 10 000 €/m². Cannes et Boulogne-Billancourt complètent le top 5.
À l’opposé, Montluçon affiche le prix moyen le plus bas, à 1 000 €/m². Suivent Saint-Quentin (1 281 €/m²) et Nevers (1 290 €/m²).
Le neuf et la location également touchés
Le marché du neuf n’échappe pas au ralentissement. Les demandes sur les annonces chutent de 21 % sur un an, malgré une hausse de 6 % de l’offre de programmes. Les prix affichés diminuent de 6 %.
Sur le marché locatif, les contacts reculent de 23 %, tandis que l’offre augmente de 2 %. Cette dernière reste toutefois deux fois moins importante qu’au début de la décennie. Les loyers affichés progressent de 1 %.
Enfin, les passoires thermiques classées F ou G représentent désormais 9 % des biens proposés à la vente, contre 11 % pour les maisons et les studios.
Pour Bien’ici, ces résultats confirment que la reprise attendue durant l’été 2026 n’a pas eu lieu. Le dernier trimestre s’ouvre sur un marché où les acquéreurs disposent de davantage de choix, mais restent freinés par leurs contraintes budgétaires.