L’immobilier de luxe poursuit son envol


Le mardi 14 janvier 2014 | Réseaux-Franchise
L’immobilier de luxe poursuit son envol - D.R.
Le marché international de l’immobilier de luxe résidentiel est en plein boom. Les investisseurs fortunés considèrent de plus en plus la pierre comme un placement sûr. Londres, New York, Hong-Kong et Miami ont les faveurs des plus riches de la planète, contrairement à Paris, en léger recul

La proportion de personnes fortunées dans le monde ne cesse de s’accroître. En cinq ans, leur nombre a bondi de 46 %. En 2013, le nombre de « High Net Worth Individuals » (HNWI) correspondant aux personnes disposant d’une fortune de plus d’un million de dollars en biens immobiliers et placements financiers, s’est élevé à 12,5 millions de personnes. Et ce ne sont plus les actions ou les œuvres d’art qui intéressent les riches investisseurs, qui occupent, pour la plupart, des postes-clés ans les 500 premières sociétés mondiales. « L’immobilier haut de gamme garde son statut de valeur refuge par excellence, constate Thibault de Saint Vincent, président du groupe Barnes. La pierre représente, pour les personnes dont la fortune s’évalue entre un et cinq millions de dollars, 50 à 70 % de leur patrimoine. »

Londres, capitale mondiale de la richesse

Selon le Wealth Report 2013 publié par Cap Gemini et Knight Franck en 2013, Londres, New York et Hong-Kong figurent parmi les villes les plus convoitées dans le segment de l’immobilier de luxe. Vient ensuite, Miami, qui double, pour la première fois, la ville de Paris, pourtant 70 % moins cher que New York. A Londres, qui poursuit sa lancée avec une hausse des prix à deux chiffres, entre 70 et 90 jours sont nécessaires pour vendre des biens estimés à 24 000 euros le m2. « Le marché londonien est extrêmement dynamique. Les prix ont augmenté de 11 % durant l’année 2013. Les français ayant des budgets entre 2,5 et 10 millions d’euros constituent l’essentiel des acquéreurs », souligne Thibault de Saint Vincent. A New York, « l’année 2013 a été celle de tous les records », d’après Christophe Bourreau, directeur du bureau Barnes de la ville américaine. La demande s’est accrue en raison des taux d’intérêts des emprunts, encore attractifs. Autre facteur : « le stock de biens de prestige, très faible, se confronte à une demande locale et internationale, très forte », décrypte-t-il. Conséquence : les prix au m2 ont grimpé de 13 % au cours des douze derniers mois et une transaction immobilière sur trois se concrétise à l’issue d’une vente aux enchères.

Les lieux de villégiature français attirent moins

Si, à Saint-Barthélemy, l’immobilier de luxe est en constante progression et attire une clientèle de plus en plus internationale, ce n’est pas toujours le cas dans les lieux de villégiature français. « La fiscalité à géométrie variable a considérablement ralenti les velléités d’achat de résidences secondaires », constate Thibault de Saint Vincent. D’une zone à l’autre, les situations sont contrastées : Deauville affiche des baisses de 50 % par rapport à 2009 tandis que sur la côte basque, les biens d’exception supérieurs à trois millions d’euros et les biens de défiscalisation comme les hôtels de luxe se vendent particulièrement bien.

Aurélie Tachot

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