Inter-cabinet : la start-up Wiire passe à la vitesse supérieure


Par Gaëlle Fillion | le jeudi 04 septembre 2014 | Logiciels de transactions
Inter-cabinet : la start-up Wiire passe à la vitesse supérieure

Disponible gratuitement en version bêta depuis bientôt un an, ce service web dédié au partage de mandats et de fiches acquéreurs lancera une offre premium à la rentrée. Pour sa V1, le site a ajusté ses fonctionnalités. L’enjeu : rassurer des agents encore frileux face à une pratique pourtant devenue incontournable dans les pays anglo-saxons. Wiire revendique à ce jour 2500 utilisateurs et 50 000 biens référencés.

Un nouvel algorithme qui fait matcher des biens avec des clients

Alors que l’approche française de l’inter-cabinet était jusque-là principalement focalisée sur la mise en commun de mandats au travers de fichiers partagés, Wiire a souhaité remettre le client au centre du jeu. Sur cette plateforme, les professionnels peuvent renseigner à la fois des informations sur leurs biens en portefeuille mais aussi les projets des prospects qu’ils n’ont pas pu satisfaire. "Wiire récupère uniquement les données de base : ni l’adresse exacte du bien ni les coordonnées personnelles des acquéreurs. Nous ne faisons qu’entrecroiser des critères" explique Jérémy Teper, fondateur de la start-up. Puisque les professionnels peinent à se faire confiance et sont parfois lassés par les sollicitations incessantes de leur confrères qui souhaitent récupérer des mandats, Wiire a pris le problème à l’envers. "Si on veut accéder aux infos sur un bien, il faut être en mesure de proposer un client. Pas de client, pas de partage" assure Jérémy Teper. Parmi les utilisateurs, la proportion de mandataires et d’agents immobiliers serait équivalente. "Nous avons également des chasseurs d’appartement, des notaires et un avocat" indique le fondateur.

Une alternative efficace au fichier Amepi ?

Wiire proposera à partir de septembre abonnement premium à 39 euros par mois. Les utilisateurs pourront toujours accéder au service gratuitement pour identifier les opportunités mais devront souscrire un abonnement pour être mis en contact avec leurs confrères. "On préfère un utilisateur qui ne paie pas et qui apporte du contenu, plutôt qu’un client qui paie mais qui ne met rien sur le site" observe Jérémy Teper. Car l’objectif de Wiire est d’abord faire grossir sa base de données et de densifier le nombre d’utilisateurs sur les zones géographiques dynamiques : PACA, le Sud Ouest, la région lyonnaise… Le site assure déjà une forte présence à Paris avec 400 agents et 14 000 biens partagés. Selon Jérémy Teper, c’est davantage que le ficher de mise en commun de mandats exclusifs Amepi. Jusque-là autofinancée, Wiire envisage de lever des fonds prochainement.

 

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