Start-up immo : Syment digitalise l’assemblée générale


Par Aurélie Tachot | le lundi 12 mars 2018 | Logiciels de gestion
Start-up immo : Syment digitalise l’assemblée générale

LeBonSyndic, MeilleureCopro… Les syndics de copropriété n’ont jamais autant inspiré les start-up que ces trois dernières années ! Lancée il y a deux ans, Syment, qui a levé 600 000 euros fin 2017, fait partie des acteurs souhaitant faciliter, par la digitalisation, les opérations des gestionnaires. Sa particularité ? Proposer des fonctionnalités de sondage permettant de préparer les assemblées générales. Les explications du co-fondateur Guillaume Perrodin.

Comment est née Syment ?

Nous avons créé cette start-up sur la base d’expériences professionnelles. Après avoir travaillé pendant 7 ans au sein d’une agence immobilière indépendante, j’ai constaté que le modèle du syndic de copropriété était à bout de souffle. Aujourd’hui, s’il y a un gros turnover sur le métier de gestionnaire, c’est parce qu’il n’est plus intéressant : on lui demande d’être rentable, ce qui le pousse à gérer de gros volumes de lots et à sur-facturer. Avec mon associé, nous avons donc imaginé une solution digitale destinée aux gestionnaires, propriétaires et locataires et permettant aux syndics de copropriété de créer de la valeur et de réimpliquer les occupants.

Quelles fonctionnalités cette solution propose-t-elle ?

Notre solution embarque plusieurs outils : un réseau de voisinage, un calendrier partagé, un espace lié à la gestion des incidents, un autre lié à la consultation participative, une base documentaire…Via la plateforme, les gestionnaires peuvent lancer des sondages sur les sujets qui seront abordés pendant l’assemblée générale. Ce vote n’a aucune valeur légale mais il permet aux syndics de connaître les tendances avant le Jour J, donc de réduire la durée des AG. L’autre particularité de notre solution, c’est qu’elle est transverse à tous les métiers immobiliers dont la transaction. Les syndics peuvent y diffuser leurs annonces de biens à vendre ou à louer et potentiellement décrocher des mandats exclusifs. C’est capital puisqu’aujourd’hui, le taux de conversion de la clientèle d’un syndic à un process transactionnel n’est que de 9 % !

Comment comptez-vous faire évoluer votre solution ?

Aujourd’hui, notre solution, qui est commercialisée via un modèle de licence mensuelle, se positionne comme un hub de services. De fait, nous y intégrons, via un système d’API, les services de partenaires : MonEmprunt pour la partie courtage, Immodvisor pour les avis clients, Smiile pour l’entraide entre voisins… En plus de chercher de nouveaux partenaires, notamment dans l’énergie et de développer des passerelles avec les éditeurs de logiciels immobiliers du marché, nous travaillons, avec l’ICH, sur un chatbot juridique et comptable. Nous testons aussi une offre permettant aux occupants de mandater un syndic lorsqu’ils souhaitent réaliser des travaux chez eux.

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